© Laurent De France, Agriculteur, 64

Le changement climatique a encore fait parler de lui cette année, entre la sécheresse de cet été et l’ouverture prochaine de la Cop 24 le 3 décembre en Pologne. Landfiles, outil de partage de l’information et de mise en réseau, revient sur cette thématique sensible.

A la veille de l’ouverture de la Cop 24, en décembre prochain, la question des sols a uni tout de même près de 43 pays au sein du programme « 4 pour 1000 », qui s’est internationalisé depuis son lancement, comme le rappelle Paul Luu, son secrétaire exécutif. L’objectif de ce programme est, entre autres, de réunir des chercheurs, des bailleurs de fonds, des responsables agricoles autour de cette question des sols. « Il s’agit d’identifier, de référencer et d’évaluer les bonnes pratiques agricoles en fonction des pays, tout en réfléchissant à ce qui peut être fait en terme d’environnement  pour favoriser ces pratiques (politique, Pac, etc) », selon lui.

Référencer les pratiques locales

Et question référencement des bonnes pratiques face au changement climatique, Landfiles n’a pas à rougir. En effet, cet outil de mise en réseau et de partage de l’information qu’est Landfiles peut aussi parfaitement accumuler des données au sujet des itinéraires techniques les plus adaptés sur les exploitations face aux évolutions du climat et les mettre à disposition du plus grand nombre.

La sécheresse de cette année est encore un bon exemple de ce climat qui se réchauffe lentement mais surement, impliquant pour les agriculteurs de trouver des moyens d’adaptation rapide. Le sorhgo prend la place du maïs dans certaines zones d’élevage. Les méteils se développent. Pas facile pour autant, de trouver l’information qui permettra d’adapter au mieux son système de production pour ne pas trop perdre sur le plan économique.

Garder de l’agilité et s’adapter

En tant qu’outil de partage de l’information et de réseau, Landfiles favorise le développement des nouvelles pratiques et techniques agricoles. L’outil permet de sortir l’agriculteur de sa solitude et d’échanger avec d’autres agriculteurs ayant les mêmes problématiques, sur des types de sol similaires mais, par exemple, dans des régions différentes.

Ce n’est pas le hobby préféré d’un chef d’entreprise de changer son système de production tous les quatre matins s’il n’y a pas de retour économique. Et pourtant, le changement climatique est inéluctable, et le climat va continuer à se réchauffer jusqu’à la moitié du 21e siècle, avant que les premières mesures prises par l’homme pour ralentir le phénomène ne fassent effet.